L'Etat abandonne le Planning Familial
L'Etat abandonne le Planning familial
Le Planning familial est en danger.
Une pétition a été mise en ligne le 29 janvier pour "défendre le droit à l'information, à l'éducation à la sexualité pour tous", réaffirmant une mission de service public que l'on connait depuis plus de cinquante ans.
www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/
Fin janvier, un tiers de ses associations est menacée de fermeture: le gouvernement de Nicolas Sarkozy a réduit de 42% en 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial.
En 2010, l'enveloppe budgétaire sera purement et simplement supprimée.
Le financement de l'Etat couvre à peine un tiers du coût réel de l'activité des établissements d'information de consultation et de conseil familial (EICCF).
En 2007, la somme allouée représentait seulement 1,3 million d'euros.
Chaque association touche 8 euros par heure de permanence.
L'enveloppe 2009 est calculée en fonction de ce volume horaire de travail effectué en 2008.
Ce qui n'est guère rassurant pour le paiement des salaires des conseillers conjugaux en 2010.
"Cette subvention reste une aide pour le fonctionnement des associations, précise Geneviève Courand, trésorière au Planning Familial, mais n'est pas suffisante".
"Est-ce ainsi que l'Etat conçoit sa mission de service public?", s'indigne Françoise Laurant, présidente du Planning familial.
Et de rappeler que depuis les décrets d'application de la loi Neuwirth (1967), l'Etat a pour mission de veiller sur l'éducation à la vie, au droit à la sexualité pour toutes les femmes, en aidant financièrement les associations agréées.
Le Mouvement français pour le planning familial (MFPF) représente 70 associations départementales implantées en France qui seront bientôt "amputées" des frais de fonctionnement.
Le MFPF propose depuis 1956 une "qualité d'écoute et de transmission générationnelle de femmes".
"Les Bureaux de Dieu" de Claire Simon sorti sur les écrans fin 2008 montre le quotidien de ce lieu d'information et d'échanges sur la sexualité, l'IVG, la contraception, les violences.
Quelque 420 salariés sont mobilisés sur "l'information, l'accueil, l'écoute, l'éducation à la sexualité" et reçoivent environ 450 000 personnes chaque année.
Une mission sur la contraception que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot jugeait encore prioritaire en 2007.
Isabelle Zyserman


Commentaires
Marie le 11/03/2009 à 18:43:40Encore une fois les comptables de l'Etat veulent faire des économies en gommant le produit de longues années de lutte des femmes...et de beaucoup d'hommes. Après le droit à la santé, c'est le droit à l'information, à la protection des plus faibles qui fait les frais de ce jeu de massacre qui s'appelle, selon les jours, simplification ou plus bêtement économies sur ce qui pourrait rappeler les désirs de liberté de celles et ceux qui ont combattu pour la maîtrise de la Maternité.
On sent bien les idées réactionnaires qui pointent derrière ces mesures... On croyait ça révolu mais non, Monsieur SARKOZY et sa majorité veulent enterrer vivante Madame VEIL et tous nos combats.
N'acceptons pas de laisser détruire sans réagir une structure qui à été créée pour protéger l'avenir de notre société.
Ne les laissons pas faire et signons massivement la pétition contre ce projet mesquin et nuisible.
Je suis révoltée, en tant que femme et que citoyenne, par cette véritable injure faite à nous toutes et à nos filles... et à nos fils.
Yvonne C. le 08/03/2009 à 11:13:06
Le 8 mars est la journée de la femme, cette article tombe à point, et je soutien cette démarche d'information.
N'oublions pas l'importance du Planning Familial dans notre pays, notamment pour les jeunes, et les personnes en situation difficile, j'en connais personnellement.
Merci pour cette information et continuez comme cela.
Une habitante de La Salvetat.